
Pourquoi la ménopause fait tomber les cheveux
Les œstrogènes et la progestérone contribuent à maintenir le cycle capillaire : ils prolongent la phase anagène (de croissance) et atténuent l'effet des androgènes sur les follicules du cuir chevelu. À mesure que le taux d'œstrogènes baisse pendant la périménopause et la ménopause, cette protection s'amenuise. Il en résulte une sensibilité accrue des follicules à la DHT, et un éclaircissement diffus du vertex et de la raie médiane, qui peut s'accélérer nettement dans les années entourant la ménopause.
Ce schéma diffère de la calvitie masculine : la chute liée à la ménopause produit rarement le recul net de la ligne frontale observé chez l'homme, et cette ligne est généralement préservée. Il s'agit typiquement d'un éclaircissement diffus, coté sur l'échelle de Ludwig.
Traitements hormonaux et non hormonaux
Avant d'envisager la chirurgie, les traitements non chirurgicaux doivent être évalués — beaucoup de femmes obtiennent une stabilisation réelle, et parfois une amélioration, avec une prise en charge médicale adaptée.
- Traitement hormonal substitutif (THS) : Il peut ralentir, voire inverser, la chute chez les femmes dont la perte est directement liée à la baisse des œstrogènes. Le recours au THS engage des considérations de santé plus larges et requiert l'évaluation d'un gynécologue ou d'un endocrinologue.
- Minoxidil topique (2 à 5 %) : Le traitement topique le mieux étayé dans l'alopécie féminine. Approuvé par la FDA. Appliqué quotidiennement, il peut maintenir la densité et produire une repousse modeste. L'arrêt annule le bénéfice.
- Spironolactone orale (faible dose) : Anti-androgène utilisé hors AMM chez la femme. Il réduit les effets de la DHT. Nécessite une prescription et une surveillance.
- Thérapie PRP : Plusieurs séances d'injections du cuir chevelu peuvent aider à maintenir la densité. Niveau de preuve modéré ; utile en complément.
- Soutien nutritionnel : La carence en fer est fréquemment associée à une chute diffuse chez la femme. Un bilan complet incluant ferritine, fonction thyroïdienne (TSH) et vitamines doit être réalisé avant d'initier tout traitement.
Quand une greffe est-elle indiquée après la ménopause ?
La greffe peut convenir aux femmes dont la chute est liée à la ménopause, sous certaines conditions : une chute stabilisée sous traitement médical, une densité donneuse suffisante à l'arrière et sur les côtés, un schéma de perte défini (recul de la ligne frontale, zones de traction, plages dégarnies nettes plutôt qu'un éclaircissement diffus) et des attentes réalistes.
Un éclaircissement diffus de tout le cuir chevelu, sans schéma stable identifiable, est difficile à traiter chirurgicalement, car la zone donneuse peut elle aussi être touchée. Dr Arslan évalue chaque cas individuellement. Les femmes présentant une alopécie de traction installée et stabilisée, ou un recul de la ligne frontale après la ménopause, peuvent être d'excellentes candidates à une intervention FUE ou DHI.
Le déroulé de l'évaluation chez la femme
Le protocole d'évaluation chez la patiente diffère de celui des cas masculins d'AAG. L'examen du Dr Arslan comprend : l'analyse photographique du schéma de chute, l'évaluation de la densité et de la qualité de la zone donneuse, un point sur les antécédents médicaux et hormonaux, et une discussion franche entre voie chirurgicale et non chirurgicale. Consultez nos forfaits et tarifs → pour plus d'informations.

